Présentation du village de Gamé Kové

Publié le 4 Septembre 2012

Présentation du village de Gamé Kové

L’historique de Gamé Kové

Les habitants de Gamé Kové sont originaires du village de Gamé qu’ils ont quitté pour s’installer à Tihu, petit village situé à environ 5 km de la ville d’Agbélouvé. N’y trouvant pas d’eau potable, Ces villageois se sont alors rapprochés de la rivière « Lilli » pour y construire leur propre village.

Originaires de Gamé, ils ont pris la décision de conserver cette dénomination pour leur nouveau lieu de vie et y greffant le suffixe « Kové » qui désigne le nom d’une plante locale qui prospère sur cette terre d’asile.

Situation géographique, démographique et générale

Gamé Kové est un village rattaché au canton d’Agbélouvé, dans la Préfecture de Zio (Région Maritime). Situé à environ 40 km au Nord de Lomé, il est desservi par une piste rurale qui part de la Nationale N°1 à hauteur d’Agbélouvé.

Aucun recensement n’a pu être effectué sur cette population mais on l’estime à environ 750 habitants.

Dépourvu d’électricité, comme équipement de base, le village ne dispose que de trois bornes fontaines au fonctionnement mécanique.

Contexte et situation économique

Une des richesses du village réside dans la fertilité de ses terres. Ce fut un élément prépondérant dans la décision de s’y installer. La population locale vit donc essentiellement des récoltes de manioc, de maïs, d’haricots, de riz, de piments, de pommes de terre, de coton ou encore de gombo.

Ces récoltes permettent de répondre aux besoins alimentaires des villageois. Une partie de celles-ci sont toutefois revendues au marché d’Agbélouvé qui se situe à environ 7km du village. Généralement les villageois s’y rendent à pied faute de moyens de transports. Le chemin d’accès au village est constitué d’une piste de 2,5 km qui devient quasiment inaccessible durant la saison des pluies.

Un groupe d’une vingtaine de villageoises à constitué une coopérative agricole afin de mettre en commun leurs récoltes pour servir au mieux leurs intérêts économiques. Ainsi, elles rassemblent leurs récoltent, gèrent communément leurs stocks et établissent tout un planning afin de vendre leurs produits sur le marché d’Agbélouvé.

Contexte et situation scolaire

Le village a accumulé beaucoup de retard dans le domaine scolaire. Créée en 1973, l’école primaire compte 152 élèves dont 46 filles et 116 garçons encadrés par 4 enseignants. Deux de ces enseignants sont titulaires et sont donc rémunérés par l’état Togolais. Les deux autres enseignants volontaires sont rémunérés par les villageois qui se cotisent pour permettre à leurs enfants d’accéder à la connaissance.

Les classes sont jumelées (CP1/CP2, CE1/CE2 et CM1/CM2) et sont constituées d’appâtâmes recouverts de pailles non étanches en cas de pluie et notamment lors de la saison des moussons obligeant les écoliers à rentrer chez eux.

Le lycée et le collège le plus proche se situent à Agbélouvé. Pour s’y rendre, les élèves doivent parcourir plus de 7,5kms à pied. Pour ceux qui obtiennent leur baccalauréat , ils doivent se rendre à la faculté de Lomé pour accéder à l’enseignement supérieur où ils rencontrent souvent des difficultés à trouver un logement.

Contexte et situation sanitaire

Dans le village, aucune unité de soins même mobile n’est présente. Les pathologies les plus bénignes engagent parfois le pronostic vital de certains villageois.

Un samedi soir durant le chantier humanitaire, une jeune fille a fait une fausse couche. Elle a été transportée, de nuit, par deux villageois à moto, à l’hôpital de garde le plus proche qui se trouvait dans la ville de Tsévié situé à environ 1h00 de route.

Les risques de contaminations au VIH ne sont également pas à minimiser et de nombreux villageois se trouvent confrontés de manière récurrente à des crises plus ou moins violentes de paludisme. N’ayant souvent pas les moyens de s’acheter des médicaments directement en pharmacie, les villageois ont souvent recours à la « pharmacie trottoir » en achetant des médicaments sur les étalages du marché en plein air. Ces médicaments, factices et parfois nocifs, sont souvent directement importés d’Asie ou du Nigéria.

Concernant l’hygiène, aucune maison du village n’est équipée de WC ou de toilettes sèches. La défécation se réalise donc le plus souvent dans une fausse.

Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové
Quelques photos de Gamé Kové

Quelques photos de Gamé Kové

Rédigé par Un Pas, Un Sourire

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